En tant que Coordonnateur de l’Apr à Dakar, comment appréciez-vous les départs à la Présidence de la République ?
Pour moi, c’est des épiphénomènes. Il ne faut pas que les gens confondent le sérieux de l’Etat, la rigueur de l’Etat, de la gouvernance publique à leurs propres préoccupations, leurs intérêts personnels. Je crois que l’Etat est plus sérieux que cela. Ces démissions ne sont pas pour moi des cas qui méritent qu’on s’y arrête. Pour ce qui concerne le cas spécifique de Moubarack Lo, les Sénégalais vont se rendre compte en réalité que c’est un départ qu’on a voulu nous présenter d’une certaine manière. Mais, les Sénégalais ont fini de comprendre que l’Etat est quelque chose 'extrêmement sérieux et que des ambitions personnelles ou des préoccupations politiciennes ne peuvent pas distraire le président de la République, qui a compris et qui a dit de manière très claire qu’il ne peut pas travailler avec des gens qui ne sont pas humbles et qui sont des pernicieux. Je remarque, d’ailleurs, dans la présentation de cette démission, il y a quelque chose qui a été dit et qui mérité d’être corrigé. Moubarack Lo n’est pas un concepteur du ‘Yoonu yokkute’. Le ‘Yoonu yokute’ a été effectivement le produit d’un travail au niveau de l’Apr qui en réalité, donc, de manière constante, a utilisé toutes les ressources du parti pour avoir un programme politique intégré aujourd’hui dans le programme de gouvernance. Donc, Moubarack Lo n’est pas le concepteur du ‘Yoonu yokkute’. Il fallait corriger à ce niveau.
Et les mises en garde de Macky Sall depuis Koweït City ?
La sortie du président de la République est une mise au point. La mise au point a été nécessaire, elle a été prompte, mais ce qui est clair aussi, c’est que c’est cette perception là que les Sénégalais ont eu de cette démission. J’apprécie cette sortie du président de la République qui est tout à fait en phase avec la perception des Sénégalais de cette situation. Les Sénégalais ont tout de suite compris qu’il s’agissait là des enfantillages qui ne collaient pas avec le sérieux de la République.
«Macky 2012» a fait dans la menace dernièrement. Quel commentaire en faites-vous ?
Ma conviction est que la Coalition ‘Macky 2012’ commence un peu à ressembler à une Coalition de maîtres-chanteurs. Ce qui ne nous paraît pas être une bonne chose. Cette Coalition là ne peut se concevoir que dans le cadre de l’appui de la gouvernance de Macky Sall. Elle ne doit pas se concevoir dans une logique de partage de gâteau. Il me semble que toutes les sorties de la Coalition ‘Macky 2012’, depuis notre accession au pouvoir, n’ont été de que des sorties pour réclamer des postes ou leurs parts de responsabilité. Je crois que les préoccupations de l’Etat du Sénégal dépassent ces considérations-là. Je leur demande de revenir à la raison, de savoir que le chantage ne peut, en aucun cas, passer dans la gouvernance de Macky Sall.
Que vous inspire le malaise au sein de «Bby» ?
Non ! Je ne crois pas qu’il s’agit d’un malaise. Il y a effectivement un débat politique qui est en train de traverser le pays de manière générale. Et ce débat, simplement, signifie qu’au-delà de la Coalition ‘Bby’, il y a une large frange des politiques qui réclament une Coalition plus large, plus inclusive, qui intègrent ‘Bby’. Mais au-delà de ‘Bby’ faire appel à l’ensemble des républicains et l’ensemble des forces de progrès du pays.
Le Président Macky Sall a lancé un vaste rassemblement autour de lui. N’est-ce pas là une manière de se séparer de certains de ses alliés ?
Non, au contraire ! Si le Président Macky Sall considère que la Coalition ‘Bby’ peut être le socle d’une Coalition encore plus large, doit intégrer d’autres forces. Je ne vois pas en quoi, effectivement, ils rejettent ‘Bby’. Il me semble important de revenir vraiment au principe de base du Président Macky Sall qui dit que ce qui l’intéresse, c’est le Sénégal. Ce qui l’intéresse c’est l’Etat, la patrie. Et sur la base de cette considération là, il ne ménagera aucun effort pour permettre à toutes les forces du pays qui peuvent apporter des changements de venir l’accompagner dans la construction du pays.
Comment votre parti prépare les Locales de 2014 ?
Tout le parti est en ligne d’attaque pour préparer les prochaines échéances. Au niveau de toutes les bases, les militants se préparent pour que les Locales soient effectivement une élection de mesure et de succès pour l’Apr.
Donc, les ambitions de l’Apr pour la mairie de Dakar demeurent intactes…
Oui ! L’Apr a un projet de gouvernance du pays. Nous avons donné au président de la République deux piliers importants, à savoir l’exécutif et le législatif. Il faut lui donner absolument un troisième pilier qui est celui de la gouvernance de proximité. Au-delà de Dakar, toutes les collectivités locales du pays sont à prendre dans la dynamique du Président Sall.
Il y a aujourd’hui un débat autour du N°2 de l’Apr. N’est-ce pas là une nécessité de structurer le parti ?
A mon niveau, la structuration du parti doit se faire, forcément. Parce que nous avons un parti très implanté dans le pays, nous sommes présents dans tous les villages du Sénégal. Donc, en termes de massification et d’animation, le parti est dans une bonne posture. Mais, il y a une troisième dimension, c’est celle de la structuration. Nous sommes en train de nous préparer, très prochainement, la vente des cartes va se faire. Et le parti va engager un processus de structuration qui va aboutir à un parti structuré, mobilisé et bien animé. La question du N°2 est une question qui ne se pose pas à mon avis. Ce qu’il faut savoir, c’est que nous avons un président qui a des ambitions pour le pays et pour son parti. Et à côté de lui, il y a des hommes et des femmes d’une certaine dimension. Je note, par exemple, la présence du Premier ministre Mimi Touré, qui est un Premier ministre politique, qui devra dans cette dynamique
jouer sa partition en tant que chef du gouvernement, mais aussi, en tant que camarade de l’Apr, pour que notre parti soit en phase avec la gouvernance étatique.
Quel est votre avis sur l’exclusion de Me Alioune Badara Cissé (ABC) des instances de votre parti ?
Ma position est toute simple par rapport au cas d’ABC. On ne peut pas être dans un parti et jouer contre la direction de ce parti. Donc, il me semble que sa logique est une logique d’auto-exclusion. De ce point de vue là, le parti ne devra pas s’arrêter. Le parti devrait continuer sa route et laisser sur le quai tous les camarades qui ne sont pas dans la dynamique du renforcement du parti.
Le Populaire
Pour moi, c’est des épiphénomènes. Il ne faut pas que les gens confondent le sérieux de l’Etat, la rigueur de l’Etat, de la gouvernance publique à leurs propres préoccupations, leurs intérêts personnels. Je crois que l’Etat est plus sérieux que cela. Ces démissions ne sont pas pour moi des cas qui méritent qu’on s’y arrête. Pour ce qui concerne le cas spécifique de Moubarack Lo, les Sénégalais vont se rendre compte en réalité que c’est un départ qu’on a voulu nous présenter d’une certaine manière. Mais, les Sénégalais ont fini de comprendre que l’Etat est quelque chose 'extrêmement sérieux et que des ambitions personnelles ou des préoccupations politiciennes ne peuvent pas distraire le président de la République, qui a compris et qui a dit de manière très claire qu’il ne peut pas travailler avec des gens qui ne sont pas humbles et qui sont des pernicieux. Je remarque, d’ailleurs, dans la présentation de cette démission, il y a quelque chose qui a été dit et qui mérité d’être corrigé. Moubarack Lo n’est pas un concepteur du ‘Yoonu yokkute’. Le ‘Yoonu yokute’ a été effectivement le produit d’un travail au niveau de l’Apr qui en réalité, donc, de manière constante, a utilisé toutes les ressources du parti pour avoir un programme politique intégré aujourd’hui dans le programme de gouvernance. Donc, Moubarack Lo n’est pas le concepteur du ‘Yoonu yokkute’. Il fallait corriger à ce niveau.
Et les mises en garde de Macky Sall depuis Koweït City ?
La sortie du président de la République est une mise au point. La mise au point a été nécessaire, elle a été prompte, mais ce qui est clair aussi, c’est que c’est cette perception là que les Sénégalais ont eu de cette démission. J’apprécie cette sortie du président de la République qui est tout à fait en phase avec la perception des Sénégalais de cette situation. Les Sénégalais ont tout de suite compris qu’il s’agissait là des enfantillages qui ne collaient pas avec le sérieux de la République.
«Macky 2012» a fait dans la menace dernièrement. Quel commentaire en faites-vous ?
Ma conviction est que la Coalition ‘Macky 2012’ commence un peu à ressembler à une Coalition de maîtres-chanteurs. Ce qui ne nous paraît pas être une bonne chose. Cette Coalition là ne peut se concevoir que dans le cadre de l’appui de la gouvernance de Macky Sall. Elle ne doit pas se concevoir dans une logique de partage de gâteau. Il me semble que toutes les sorties de la Coalition ‘Macky 2012’, depuis notre accession au pouvoir, n’ont été de que des sorties pour réclamer des postes ou leurs parts de responsabilité. Je crois que les préoccupations de l’Etat du Sénégal dépassent ces considérations-là. Je leur demande de revenir à la raison, de savoir que le chantage ne peut, en aucun cas, passer dans la gouvernance de Macky Sall.
Que vous inspire le malaise au sein de «Bby» ?
Non ! Je ne crois pas qu’il s’agit d’un malaise. Il y a effectivement un débat politique qui est en train de traverser le pays de manière générale. Et ce débat, simplement, signifie qu’au-delà de la Coalition ‘Bby’, il y a une large frange des politiques qui réclament une Coalition plus large, plus inclusive, qui intègrent ‘Bby’. Mais au-delà de ‘Bby’ faire appel à l’ensemble des républicains et l’ensemble des forces de progrès du pays.
Le Président Macky Sall a lancé un vaste rassemblement autour de lui. N’est-ce pas là une manière de se séparer de certains de ses alliés ?
Non, au contraire ! Si le Président Macky Sall considère que la Coalition ‘Bby’ peut être le socle d’une Coalition encore plus large, doit intégrer d’autres forces. Je ne vois pas en quoi, effectivement, ils rejettent ‘Bby’. Il me semble important de revenir vraiment au principe de base du Président Macky Sall qui dit que ce qui l’intéresse, c’est le Sénégal. Ce qui l’intéresse c’est l’Etat, la patrie. Et sur la base de cette considération là, il ne ménagera aucun effort pour permettre à toutes les forces du pays qui peuvent apporter des changements de venir l’accompagner dans la construction du pays.
Comment votre parti prépare les Locales de 2014 ?
Tout le parti est en ligne d’attaque pour préparer les prochaines échéances. Au niveau de toutes les bases, les militants se préparent pour que les Locales soient effectivement une élection de mesure et de succès pour l’Apr.
Donc, les ambitions de l’Apr pour la mairie de Dakar demeurent intactes…
Oui ! L’Apr a un projet de gouvernance du pays. Nous avons donné au président de la République deux piliers importants, à savoir l’exécutif et le législatif. Il faut lui donner absolument un troisième pilier qui est celui de la gouvernance de proximité. Au-delà de Dakar, toutes les collectivités locales du pays sont à prendre dans la dynamique du Président Sall.
Il y a aujourd’hui un débat autour du N°2 de l’Apr. N’est-ce pas là une nécessité de structurer le parti ?
A mon niveau, la structuration du parti doit se faire, forcément. Parce que nous avons un parti très implanté dans le pays, nous sommes présents dans tous les villages du Sénégal. Donc, en termes de massification et d’animation, le parti est dans une bonne posture. Mais, il y a une troisième dimension, c’est celle de la structuration. Nous sommes en train de nous préparer, très prochainement, la vente des cartes va se faire. Et le parti va engager un processus de structuration qui va aboutir à un parti structuré, mobilisé et bien animé. La question du N°2 est une question qui ne se pose pas à mon avis. Ce qu’il faut savoir, c’est que nous avons un président qui a des ambitions pour le pays et pour son parti. Et à côté de lui, il y a des hommes et des femmes d’une certaine dimension. Je note, par exemple, la présence du Premier ministre Mimi Touré, qui est un Premier ministre politique, qui devra dans cette dynamique
jouer sa partition en tant que chef du gouvernement, mais aussi, en tant que camarade de l’Apr, pour que notre parti soit en phase avec la gouvernance étatique.
Quel est votre avis sur l’exclusion de Me Alioune Badara Cissé (ABC) des instances de votre parti ?
Ma position est toute simple par rapport au cas d’ABC. On ne peut pas être dans un parti et jouer contre la direction de ce parti. Donc, il me semble que sa logique est une logique d’auto-exclusion. De ce point de vue là, le parti ne devra pas s’arrêter. Le parti devrait continuer sa route et laisser sur le quai tous les camarades qui ne sont pas dans la dynamique du renforcement du parti.
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