Aliou Dia rappelle, quelque part le professeur Iba Der Thiam, qui se définissait comme le « député du peuple », avant de se défroquer pour se travestir en « député du président ». Car, Aliou Dia, qui s’est autoproclamé « député des paysans », sensible aux audiences et aux égards que lui accorde le président Wade, est sur le point de sacrifier le monde rural, pour les ors du pouvoir. Il avait soutenu la candidature du président Wade au scrutin présidentiel de 2007. Il s’apprête à refaire le coup.
L’honorable député l’a laissé entendre à l’occasion de la cérémonie religieuse annuelle qu’organise sa famille. Pourtant, les paysans dont il prétend être le José Bové sont les bannis du régime de l’alternance, en dépit des pluies abondantes des dix premières années de ce 21éme siècle. Ils ont été roulés dans la farine dans ce qui fut appelé les « bons impayés ». Leurs arnaqueurs courent
toujours, libres.
Si Dakar a eu ses échangeurs et routes grâce à la controversée Anoci, le monde rural n’a pas encore vu des infrastructures de bases, encore moins des pistes de production. Malgré le tapage médiatique autour de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance, les paysans cherchent plus que jamais à survivre. Les piroguiers ne rapportent plus du poisson. Ils convoient des jeunes décidés à réussir à l’extérieur, s’ils échappent à la furie et la rigueur de l’Océan. Les pasteurs déversent leur production laitière, faute d’acquéreurs, d’unités de conservation et de transformation. Ils sont victimes de vols de bétail, au quotidien.
À part la « syndicalisation », le régime libéral n’a rien d’autre à proposer au monde rural. Les nombreuses successions de ministres à la tête des départements, scindés, de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, devenu ministère de l’Économie maritime, traduisent tout le malaise du monde rural.
Faute d’y avoir des activités génératrices de revenus, ses bras valides ont envahi la capitale sénégalaise, s’ils ne se sont pas jetés dans les routes de l’aventure. Mais, le député Aliou Dia est devenu aveugle et sourd. Les privilèges de député, que reçoit à volonté le chef de l’État, l’ont amené à retourner sa veste. On dit qu’il était, avant l’alternance le maître coranique des enfants de Djibo Kâ. Il tient à rouler en 4x4, loger dans une chambre d’hôtel et alimenter son compte bancaire, sur le dos du contribuable. Il compte sur le président Wade, pour l’aider à maintenir un tel standing. Pourvu que les paysans sans député le veuillent !
La Redaction XIBAR.NET
L’honorable député l’a laissé entendre à l’occasion de la cérémonie religieuse annuelle qu’organise sa famille. Pourtant, les paysans dont il prétend être le José Bové sont les bannis du régime de l’alternance, en dépit des pluies abondantes des dix premières années de ce 21éme siècle. Ils ont été roulés dans la farine dans ce qui fut appelé les « bons impayés ». Leurs arnaqueurs courent
toujours, libres.
Si Dakar a eu ses échangeurs et routes grâce à la controversée Anoci, le monde rural n’a pas encore vu des infrastructures de bases, encore moins des pistes de production. Malgré le tapage médiatique autour de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance, les paysans cherchent plus que jamais à survivre. Les piroguiers ne rapportent plus du poisson. Ils convoient des jeunes décidés à réussir à l’extérieur, s’ils échappent à la furie et la rigueur de l’Océan. Les pasteurs déversent leur production laitière, faute d’acquéreurs, d’unités de conservation et de transformation. Ils sont victimes de vols de bétail, au quotidien.
À part la « syndicalisation », le régime libéral n’a rien d’autre à proposer au monde rural. Les nombreuses successions de ministres à la tête des départements, scindés, de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, devenu ministère de l’Économie maritime, traduisent tout le malaise du monde rural.
Faute d’y avoir des activités génératrices de revenus, ses bras valides ont envahi la capitale sénégalaise, s’ils ne se sont pas jetés dans les routes de l’aventure. Mais, le député Aliou Dia est devenu aveugle et sourd. Les privilèges de député, que reçoit à volonté le chef de l’État, l’ont amené à retourner sa veste. On dit qu’il était, avant l’alternance le maître coranique des enfants de Djibo Kâ. Il tient à rouler en 4x4, loger dans une chambre d’hôtel et alimenter son compte bancaire, sur le dos du contribuable. Il compte sur le président Wade, pour l’aider à maintenir un tel standing. Pourvu que les paysans sans député le veuillent !
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