Pour arriver à leurs fins, elles ne laissent aucun détail au passage. Elles se rendent dans les structures de santé spécialisées en planification familiale. Elles utilisent la pilule du lendemain, norplan ou encore les injections trimestrielles. Les préservatifs ne sont pas en reste car ils se vendent comme de petits pains et ce sont ces mineures qui les payent pour leurs partenaires. Comment utilisent-elles les méthodes contraceptives ? Les avis divergent. « Je ne prends jamais des contraceptifs, je mise sur les préservatifs même s’ils ne sont pas toujours fiables » explique une adolescente de 16 ans. Par contre, Amy qui utilise les injections explique que chaque trois mois, elle prend une injection pour ne pas tomber enceinte. Cette adolescente du nom de Marie a une autre vision des faits. « Aujourd’hui si tu as un copain et que tu ne fais pas de rapport sexuel avec lui, il n’hésitera pas à aller voir une autre plus soumise. Et comme les maris ne courent pas les rues, il vaut mieux le faire ». Ce qui constitue un véritable sacrifice avec beaucoup de risques. « Les mineures ont mille chances de ne plus tomber enceintes vu que leurs appareils génitaux s’affaiblissent de plus en plus avec l’utilisation précoce de ces contraceptions » explique une sage-femme. La débauche s’est ainsi accaparée de ces adolescentes qui finissent par s’habituer aux jeux sexuels avant l’âge requis. Au même moment, des voix s’élèvent pour la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse au Sénégal. N’est-ce pas là une porte ouverte pour d’autres dépravations des mœurs ?