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La Hongrie annonce son retrait de la Cour pénale internationale

Rédigé par leral.net le Jeudi 3 Avril 2025 à 16:42 | | 0 commentaire(s)|

La Hongrie annonce son retrait de la Cour pénale internationale
"La Hongrie quitte la CPI." Budapest a annoncé, jeudi 3 avril 2025, son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), au premier jour d'une visite du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, alors que celui-ci est visé par un mandat d'arrêt de cette juridiction depuis novembre. "Le gouvernement va entamer la procédure de retrait, en accord avec le cadre international légal", a précisé sur Facebook, le Directeur de Cabinet du Premier ministre nationaliste Viktor Orban.

Le Premier ministre israélien a salué la "position courageuse" de la Hongrie, qui tient "tête à cette organisation corrompue". Budapest a dénoncé à plusieurs reprises, une institution jugée "politiquement biaisée" et a décidé de franchir le pas dans le sillage de Donald Trump, qui a imposé en février, des sanctions à la Cour, pour ce qu'il a qualifié d'"actions illégitimes et sans fondement visant l'Amérique et notre proche allié Israël". Le retrait d'un Etat ne prend effet qu'un an après le dépôt officiel du dossier auprès du secrétariat général de l'ONU. A ce jour, seuls deux Etats ont claqué la porte : le Burundi et les Philippines.

Le statut de Rome signé en 1999 par la Hongrie

La CPI a par ailleurs rappelé "l'obligation légale" de Budapest et sa "responsabilité envers les autres Etats parties", pour exécuter les décisions. "La cour rappelle que la Hongrie reste tenue de coopérer avec la CPI", a réagi son porte-parole, Fadi El Abdallah. La Hongrie a bien signé en 1999, le statut de Rome, traité fondateur de la CPI, ratifié deux ans plus tard, au cours du premier mandat de Viktor Orban. Mais elle n'a pas validé la convention associée pour des raisons de constitutionnalité, et affirme donc, ne pas être obligée de se conformer aux décisions de la Cour internationale.

Fondée en 2002, la Cour pénale internationale a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde, lorsque les pays n'ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes. Elle compte aujourd'hui 125 Etats membres ayant ratifié le statut de Rome. Sur les 60 mandats d'arrêt délivrés depuis 2002, seuls 21 ont été exécutés, avant l'arrestation en mars de l'ancien président des Philippines, Rodrigo Duterte.





franceinfo