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Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont convenus de former une force armée conjointe pour lutter contre les groupes terroristes dans la région, a annoncé le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, jeudi.
Les trois pays sont en train de mettre en place cette force commune pour combattre le terrorisme, a déclaré Diop lors d’une conférence de presse à Moscou, à l’issue d’une rencontre des représentants de l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
« Nous avons obtenu des résultats prometteurs dans la lutte contre les groupes terroristes dans nos trois pays. Notre principal objectif, maintenant, est de constituer une force confédérale sahélienne unie pour faire face à la menace terroriste », a indiqué le ministre.
Diop a précisé que la défense, la sécurité, la diplomatie et le développement seraient les pierres angulaires de la confédération proposée, soulignant que l’alliance considère la Russie comme un « partenaire stratégique » dans ces efforts.
Dans le même temps, Diop a durement critiqué l’Ukraine pour ses activités « destructrices » en Afrique, l’accusant de soutenir et de parrainer le terrorisme dans la région sahélienne. « Pour nous, l’Ukraine est un État terroriste », a-t-il déclaré.
En août dernier, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont adressé une pétition au président du Conseil de sécurité de l’ONU pour dénoncer le « soutien ouvert et assumé du gouvernement ukrainien au terrorisme international », notamment dans la région du Sahel en Afrique.
Cette démarche a fait suite aux commentaires d’officiels ukrainiens suggérant que Kiev avait joué un rôle important dans les attaques des séparatistes Touaregs, qui avaient causé la mort de nombreux soldats maliens dans le village nord-est de Tinzawaten, près de la frontière avec l’Algérie, en juillet 2024.
De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé la volonté de Moscou de contribuer à la formation de cette force militaire conjointe unissant le Niger, le Mali et le Burkina Faso.
« Les experts russes sont prêts à aider à concevoir un plan pour équiper les forces de l’AES avec des armements spécifiques », a affirmé Lavrov.
La réunion a également abordé les conséquences du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Lavrov a indiqué que la Russie soutenait l’établissement d’une coexistence harmonieuse entre les deux blocs et aiderait à rétablir les liens entre eux.
« La Russie est prête à faciliter un dialogue constructif et équitable à cet égard. Si notre aide peut être utile, nous serions heureux de l’étendre », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères du Niger, Bakary Yaou Sangare, a annoncé lors de la même conférence que son pays avait décidé d’ouvrir une ambassade russe sur son territoire, qui sera inaugurée prochainement.
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