Le Parquet du Pool judiciaire financier du Sénégal mène actuellement une enquête après la réception de plusieurs rapports provenant de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Ces rapports, qui sont en cours d’analyse, révèlent des pratiques suspectes impliquant de nombreux acteurs dans un large réseau de blanchiment de capitaux.
Dans un document signé par le Procureur de la République, il est précisé qu’une des analyses a permis de découvrir des transactions financières complexes réalisées par le biais de « sociétés écrans » dans le but de dissimuler des fonds, estimés provisoirement à plus de 125 milliards de Francs CFA. Selon les autorités, ces transactions ont été réalisées avec des mécanismes sophistiqués, ce qui témoigne de l’ampleur et de la complexité du réseau de blanchiment.
En vertu de l’article 66 de la loi n° 2024-08 sur le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, le Parquet financier envisage l’ouverture d’une information judiciaire.
Les infractions potentielles comprennent « l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, l’escroquerie portant sur les deniers publics, ainsi que la corruption, le trafic d’influence et l’abus de biens sociaux. »