Meurtre d’Amadou Tall à Woippy : nombreux témoins introuvables
Hier matin, à l’appel de leurs noms, six ont répondu présents et quatorze restent introuvables. «Il s’agit de témoins impliqués de près ou de loin dans l’affaire », rappelle Gueorgui Varbanov, l’avocat général.
«C’est le désert », ironise Me Michaël Wacquez, le conseil de l’accusé. Me Audrey Thiebaut, pour la famille de la victime, estime, comme les deux précédents, que les forces de l’ordre doivent continuer à rechercher tous ces pions indispensables à la construction de la vérité. Policiers et gendarmes ont le week-end pour mener à bien leur mission.
Le 27 août, vers 2 h place Jean-Perrin, à Woippy, Amadou Tall reçoit trois coups de couteau. L’un lui transperce la paroi du ventricule droit. Il succombe à une hémorragie massive.
Amadou était un étudiant sans histoires en 3e année de marketing. En voiture, avec un camarade, il s’est rendu à cet endroit pour acheter des sandwichs. Amadou descend de voiture, il est pris à partie par une dizaine de jeunes, certains porteurs de barre de fer, selon le camarade d’Amadou. Une bagarre éclate, à propos d’une cigarette, assure l’ami de la victime, à cause d’une pseudo-arnaque sur du shit, soutient Khalid Saouchi.
Toujours est-il que l’accusé subtilise le téléphone portable de l’étudiant. Un premier coup part, donné par un des jeunes de la bande, d’autres suivent.
Jusqu’au moment où Khalid Saouchi se retrouve seul devant Amadou Tall. «Malgré tous les coups, il était toujours debout. J’ai été impressionné et j’ai eu peur », dira l’accusé lors de son interpellation. Il sort son couteau et donne «un coup ou plusieurs peut-être », il n’est pas certain.
Pour ce meurtre, le jeune homme, qui venait de fêter ses 18 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion. «J’ai fait appel parce que j’ai pris une lourde peine. Il n’y a pas que moi qui ai mis des coups », explique-t-il. «Je ne pense pas être l’auteur du coup mortel. Pour moi, le dossier lors du premier procès a été travaillé à charge, je suis innocent ». Il assure qu’il y a une deuxième arme tranchante, un coup de poing américain trafiqué. Hypothèse cependant peu crédible selon le légiste. Le travail des hommes de la police judiciaire à Metz n’a pas été simple.
«Nous avons assisté à un concours de mensonges », résume le commissaire Fabrice Finance, le patron de l’antenne messine de l'époque.
En bout de course, si tous les jeunes présents lors du drame racontent que le premier coup de pied porté sur Amadou n’a pas été asséné par Saouchi, il était néanmoins le seul à posséder un couteau à cran d’arrêt.
Le verdict est attendu pour mardi.
Source Sunu-tv.com
Hier matin, à l’appel de leurs noms, six ont répondu présents et quatorze restent introuvables. «Il s’agit de témoins impliqués de près ou de loin dans l’affaire », rappelle Gueorgui Varbanov, l’avocat général.
«C’est le désert », ironise Me Michaël Wacquez, le conseil de l’accusé. Me Audrey Thiebaut, pour la famille de la victime, estime, comme les deux précédents, que les forces de l’ordre doivent continuer à rechercher tous ces pions indispensables à la construction de la vérité. Policiers et gendarmes ont le week-end pour mener à bien leur mission.
Le 27 août, vers 2 h place Jean-Perrin, à Woippy, Amadou Tall reçoit trois coups de couteau. L’un lui transperce la paroi du ventricule droit. Il succombe à une hémorragie massive.
Amadou était un étudiant sans histoires en 3e année de marketing. En voiture, avec un camarade, il s’est rendu à cet endroit pour acheter des sandwichs. Amadou descend de voiture, il est pris à partie par une dizaine de jeunes, certains porteurs de barre de fer, selon le camarade d’Amadou. Une bagarre éclate, à propos d’une cigarette, assure l’ami de la victime, à cause d’une pseudo-arnaque sur du shit, soutient Khalid Saouchi.
Toujours est-il que l’accusé subtilise le téléphone portable de l’étudiant. Un premier coup part, donné par un des jeunes de la bande, d’autres suivent.
Jusqu’au moment où Khalid Saouchi se retrouve seul devant Amadou Tall. «Malgré tous les coups, il était toujours debout. J’ai été impressionné et j’ai eu peur », dira l’accusé lors de son interpellation. Il sort son couteau et donne «un coup ou plusieurs peut-être », il n’est pas certain.
Pour ce meurtre, le jeune homme, qui venait de fêter ses 18 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion. «J’ai fait appel parce que j’ai pris une lourde peine. Il n’y a pas que moi qui ai mis des coups », explique-t-il. «Je ne pense pas être l’auteur du coup mortel. Pour moi, le dossier lors du premier procès a été travaillé à charge, je suis innocent ». Il assure qu’il y a une deuxième arme tranchante, un coup de poing américain trafiqué. Hypothèse cependant peu crédible selon le légiste. Le travail des hommes de la police judiciaire à Metz n’a pas été simple.
«Nous avons assisté à un concours de mensonges », résume le commissaire Fabrice Finance, le patron de l’antenne messine de l'époque.
En bout de course, si tous les jeunes présents lors du drame racontent que le premier coup de pied porté sur Amadou n’a pas été asséné par Saouchi, il était néanmoins le seul à posséder un couteau à cran d’arrêt.
Le verdict est attendu pour mardi.
Source Sunu-tv.com