Comment dans ces circonstances, sans marquer de pause de décence ni se donner le temps de tracer un nouveau chemin, le chef de l’Etat de la rupture attendue par beaucoup de ses concitoyens peut-il, affirmer sa disponibilité à recycler les tenants de l’ancien régime vomis par la vérité des urnes ? Voudrait-il faire du Wade sans Wade qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Qui ne souvient du fait que, dès son arrivée au pouvoir, l’ancien président de la République avait grandement ouvert les portes de la transhumance politique, accueillant avec une générosité suspecte nombre de délinquants de la République. Résultats des courses, ces derniers, en lui étant redevables de tout étaient prêts à exécuter tous ses désirs. Il en est ainsi des montages «abracadabrantesques» qui ont été faits avec Mackiou Faye, un ancien cacique du Parti socialiste.
Et puis, quelle logique y a-t-il pour Macky à ouvrir les bras tout en disant qu’il a « enfin signé le décret qui doit organiser justement le cadre » des audits qu’il a demandés. Est-ce à dire que là aussi ce sera une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête de gens qu’on veut mettre au pas ? En somme une instrumentalisation des audits pour capturer et anéantir toute velléité d’opposition. L’histoire, faut-il le rappeler ne se répète jamais sinon sous forme de farce. Et de cette farce, les Sénégalais qui, dans la sueur, les larmes et le sang, se sont battus pour accoucher d’une seconde alternance ne veulent point.
Parce que ce n’est pas engager le pays dans une démarche de transparence, le compromis historique que le président Macky Sall se targue de vouloir mettre en place sous prétexte de « convergence de toutes forces au service du développement » du Sénégal a un fort relent de compromission.
C’est une alliance de la carpe et du lapin, en somme de gens que tout oppose. De compromis historique faudrait-il plutôt parler de festin historique, avec en ligne de mire un gâteau à préserver coûte que coûte.
En réalité on peut suspecter que derrière cette formulation se profile une ambition «pouvoiriste». Même s’il confirme vouloir ramener son mandat de 7 à 5 ans, Macky Sall donne l’impression de se préoccuper d’ores et déjà du second mandat. Et ça, c’est un mauvais message envoyé au Sénégal qui souffre. Il est temps qu’on revienne à des choses simples.
En démocratie, c’est le peuple souverain qui décide. Finis donc les «combinazzione» douteuses. Il faut qu’il y ait une majorité et une opposition. Que l’opposition s’oppose et que la majorité gouverne. Les urgences sont brûlantes et appellent des réponses intelligentes qui ne sauraient tarder. Les premières gouttes de pluie et Dakar et sa banlieue ont versé dans l’angoisse, pataugeant dans des eaux fangeuses. Des paysans attendent encore des engrais dans le Matam. Les jeunes n’en peuvent plus de chômer. On ne peut construire un Sénégal vertueux avec des malfrats. La salissure n’est pas immédiatement recyclable, il faut une période de contrition et de changement et cela prend du temps.
SOURCE:sudonline.sn
Et puis, quelle logique y a-t-il pour Macky à ouvrir les bras tout en disant qu’il a « enfin signé le décret qui doit organiser justement le cadre » des audits qu’il a demandés. Est-ce à dire que là aussi ce sera une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête de gens qu’on veut mettre au pas ? En somme une instrumentalisation des audits pour capturer et anéantir toute velléité d’opposition. L’histoire, faut-il le rappeler ne se répète jamais sinon sous forme de farce. Et de cette farce, les Sénégalais qui, dans la sueur, les larmes et le sang, se sont battus pour accoucher d’une seconde alternance ne veulent point.
Parce que ce n’est pas engager le pays dans une démarche de transparence, le compromis historique que le président Macky Sall se targue de vouloir mettre en place sous prétexte de « convergence de toutes forces au service du développement » du Sénégal a un fort relent de compromission.
C’est une alliance de la carpe et du lapin, en somme de gens que tout oppose. De compromis historique faudrait-il plutôt parler de festin historique, avec en ligne de mire un gâteau à préserver coûte que coûte.
En réalité on peut suspecter que derrière cette formulation se profile une ambition «pouvoiriste». Même s’il confirme vouloir ramener son mandat de 7 à 5 ans, Macky Sall donne l’impression de se préoccuper d’ores et déjà du second mandat. Et ça, c’est un mauvais message envoyé au Sénégal qui souffre. Il est temps qu’on revienne à des choses simples.
En démocratie, c’est le peuple souverain qui décide. Finis donc les «combinazzione» douteuses. Il faut qu’il y ait une majorité et une opposition. Que l’opposition s’oppose et que la majorité gouverne. Les urgences sont brûlantes et appellent des réponses intelligentes qui ne sauraient tarder. Les premières gouttes de pluie et Dakar et sa banlieue ont versé dans l’angoisse, pataugeant dans des eaux fangeuses. Des paysans attendent encore des engrais dans le Matam. Les jeunes n’en peuvent plus de chômer. On ne peut construire un Sénégal vertueux avec des malfrats. La salissure n’est pas immédiatement recyclable, il faut une période de contrition et de changement et cela prend du temps.
SOURCE:sudonline.sn