Le député Moussa Sy a été l’un des rares parlementaires libéraux, sinon le seul, à soutenir l’adoption du bulletin unique lors du vote du nouveau projet de loi relatif au code électoral. Ne s’arrêtant pas là, le maire des Parcelles Assainies a vanté les bienfaits du bulletin unique et invité l’opposition à se battre car rien ne lui sera donné par le pouvoir libéral.
Pour terminer son propos, Moussa Sy jette un pavé dans la mare de l’Hémicycle : «Nous voulons des élections libres et transparentes. Nous ne voulons pas des dessous de table.» Cette posture est suffisante pour renseigner au besoin le gouffre qui sépare aujourd’hui Moussa Sy, connu pour sa liberté de ton, et ses partisans du Pds. Mais, le fait ne date pas d’aujourd’hui.
Depuis quelques années, le député-maire des Parcelles Assainies, est de ceux du Pds qui sont entrés en rébellion contre le système wadiste. Lors du fameux 23 juin, oû les députés libéraux avaient essayé de faire passer le projet de ticket présidentiel avant de se rétracter devant l’insistance du peuple, Moussa Sy avait déjà été l’un des rares députés à voter contre.
Cela avait surpris dans son camp mais la sincérité avec laquelle avait argumenté le député libéral sur l’inopportunité de ce projet de loi avait fini d’édifier ses partisans sur la lucidité qui s’est emparé de lui. Aujourd’hui, Moussa Sy est un «opposant» dans la galaxie libérale, tirant la sonnette d’alarme contre certaines dérives ou mettant en garde ses camarades contre un excès de confiance. A se demander pour qui travaille le maire des Parcelles Assainies ?
Très proche de Pape Diop, le président du Sénat, Moussa Sy est entré en disgrâce dans certains cercles libéraux depuis que l’ancien maire de Dakar a perdu la capitale en 2009. Le combat de Pape Diop semble être le sien aujourd’hui dans le Pds : exister et repousser tous les jours les coups mortels de l’entourage présidentiel.
Pour en arriver là, le maire des Parcelles Assainies a du éviter les coups bas politiciens qui ont tenté de le fragiliser dans son fief de cette banlieue dakaroise qui a toujours permis au Pds de se maintenir dans la capitale. Voudrait-on atteindre Pape Diop qu’on passerait par lui ? Lui sait que plus rien ne lui sera pardonné ni donné.
Ses sorties tranchées sur la situation du pays et du Pds ne sont pas du goût de ses partisans libéraux. Mais que faire contre le maire des Parcelles Assainies et député libéral ? Rien. Sinon le fragiliser en douce et attendre les prochaines échéances. Pour le moment, Moussa Sy tranche avec ses prises de position aux antipodes du diktat libéral.
On le dit fâché et en froid avec le président Wade qui ne le reçoit plus. Lui répète à ses proches qu’il n’est pas un libéral de la 25 eme heure et qu’il s’est battu corps et âme dans les années de braise pour l’émergence de l’Alternance. Comme Pape Diop, il demeure un libéral convaincu mais désarmé et désorienté. S’il semble prendre position pour l’opposition et le peuple sur certains débats contre ses camarades libéraux, c’est pour mieux réveiller ses alliés.
Est-il pris d’un excès de lucidité face aux enjeux cruciaux de l’heure ? Possible. Mais, pour être maire des Parcelles Assainies, une des banlieues les plus représentatives en terme d’électorat au Sénégal, Moussa Sy demeure un intouchable qui peut se permettre certaines libertés.
Xamle
Pour terminer son propos, Moussa Sy jette un pavé dans la mare de l’Hémicycle : «Nous voulons des élections libres et transparentes. Nous ne voulons pas des dessous de table.» Cette posture est suffisante pour renseigner au besoin le gouffre qui sépare aujourd’hui Moussa Sy, connu pour sa liberté de ton, et ses partisans du Pds. Mais, le fait ne date pas d’aujourd’hui.
Depuis quelques années, le député-maire des Parcelles Assainies, est de ceux du Pds qui sont entrés en rébellion contre le système wadiste. Lors du fameux 23 juin, oû les députés libéraux avaient essayé de faire passer le projet de ticket présidentiel avant de se rétracter devant l’insistance du peuple, Moussa Sy avait déjà été l’un des rares députés à voter contre.
Cela avait surpris dans son camp mais la sincérité avec laquelle avait argumenté le député libéral sur l’inopportunité de ce projet de loi avait fini d’édifier ses partisans sur la lucidité qui s’est emparé de lui. Aujourd’hui, Moussa Sy est un «opposant» dans la galaxie libérale, tirant la sonnette d’alarme contre certaines dérives ou mettant en garde ses camarades contre un excès de confiance. A se demander pour qui travaille le maire des Parcelles Assainies ?
Très proche de Pape Diop, le président du Sénat, Moussa Sy est entré en disgrâce dans certains cercles libéraux depuis que l’ancien maire de Dakar a perdu la capitale en 2009. Le combat de Pape Diop semble être le sien aujourd’hui dans le Pds : exister et repousser tous les jours les coups mortels de l’entourage présidentiel.
Pour en arriver là, le maire des Parcelles Assainies a du éviter les coups bas politiciens qui ont tenté de le fragiliser dans son fief de cette banlieue dakaroise qui a toujours permis au Pds de se maintenir dans la capitale. Voudrait-on atteindre Pape Diop qu’on passerait par lui ? Lui sait que plus rien ne lui sera pardonné ni donné.
Ses sorties tranchées sur la situation du pays et du Pds ne sont pas du goût de ses partisans libéraux. Mais que faire contre le maire des Parcelles Assainies et député libéral ? Rien. Sinon le fragiliser en douce et attendre les prochaines échéances. Pour le moment, Moussa Sy tranche avec ses prises de position aux antipodes du diktat libéral.
On le dit fâché et en froid avec le président Wade qui ne le reçoit plus. Lui répète à ses proches qu’il n’est pas un libéral de la 25 eme heure et qu’il s’est battu corps et âme dans les années de braise pour l’émergence de l’Alternance. Comme Pape Diop, il demeure un libéral convaincu mais désarmé et désorienté. S’il semble prendre position pour l’opposition et le peuple sur certains débats contre ses camarades libéraux, c’est pour mieux réveiller ses alliés.
Est-il pris d’un excès de lucidité face aux enjeux cruciaux de l’heure ? Possible. Mais, pour être maire des Parcelles Assainies, une des banlieues les plus représentatives en terme d’électorat au Sénégal, Moussa Sy demeure un intouchable qui peut se permettre certaines libertés.
Xamle