. Le marabout de déclarer que « Touba ne peut guère vouloir le développement et se refuser d’emprunter les voies qui y mènent , ajoutant que , l’école est , par essence , indispensable dans les sociétés civilisées qui veulent , réellement , aller de l’avant ».
Revenant sur les arguments , souvent brandis par ceux qui refusent la création d’écoles françaises dans la cité , Serigne Mame Mor Mbacké dira que « Serigne Saliou Mbacké n’a jamais refusé l’implantation de tels établissements à Touba . Ce qu’il déplorait , mentionne-t-il , c’était juste , la méthode qui était utilisée en son temps par les promoteurs qui avaient voulu imposer ces écoles à la localité sans , au préalable , avoir son aval » . Le conseiller invitera ses pairs à revisiter l’histoire car , selon lui la commune de Diourbel a abrité ,, par le passé , une école , dénommée franco-mouride qui a formé d’éminentes personnalités parmi lesquelles il citera Mamadou Diop Decroix . Cette école a été construite sans que Serigne Touba ne l’ eut interdit .
Ces révélations faites devant toute l’assemblée , remettra au goût du jour ce vieux débat , qui a , longtemps , sonné aux oreilles des populations de la cité religieuse comme une chose taboue , à laquelle il était , presque interdit de cogiter . Le Mbacké-Mbacké demandera qu’une commission soit dépêchée auprès du Khalife pour l’amener à autoriser l’implantation d’écoles françaises , dans le souci de donner aux enfants de la cité religieuse un outil indispensable pour toute émancipation de l’être humain .
Visiblement peu emballé par cette proposition , le Président de la Communauté rurale , Serigne Abdou Lahad Kâ , jouera la carte de la prudence , martelant , machinalement , que « le dernier mot revient au Khalife Général des Mourides ». Interpellé , notre interlocuteur dira que ses ptiorités demeurent l’hydraulique , l’assainissement et le recouvrement des taxes et impôts .
Amadou Moustapha MBAYE
Revenant sur les arguments , souvent brandis par ceux qui refusent la création d’écoles françaises dans la cité , Serigne Mame Mor Mbacké dira que « Serigne Saliou Mbacké n’a jamais refusé l’implantation de tels établissements à Touba . Ce qu’il déplorait , mentionne-t-il , c’était juste , la méthode qui était utilisée en son temps par les promoteurs qui avaient voulu imposer ces écoles à la localité sans , au préalable , avoir son aval » . Le conseiller invitera ses pairs à revisiter l’histoire car , selon lui la commune de Diourbel a abrité ,, par le passé , une école , dénommée franco-mouride qui a formé d’éminentes personnalités parmi lesquelles il citera Mamadou Diop Decroix . Cette école a été construite sans que Serigne Touba ne l’ eut interdit .
Ces révélations faites devant toute l’assemblée , remettra au goût du jour ce vieux débat , qui a , longtemps , sonné aux oreilles des populations de la cité religieuse comme une chose taboue , à laquelle il était , presque interdit de cogiter . Le Mbacké-Mbacké demandera qu’une commission soit dépêchée auprès du Khalife pour l’amener à autoriser l’implantation d’écoles françaises , dans le souci de donner aux enfants de la cité religieuse un outil indispensable pour toute émancipation de l’être humain .
Visiblement peu emballé par cette proposition , le Président de la Communauté rurale , Serigne Abdou Lahad Kâ , jouera la carte de la prudence , martelant , machinalement , que « le dernier mot revient au Khalife Général des Mourides ». Interpellé , notre interlocuteur dira que ses ptiorités demeurent l’hydraulique , l’assainissement et le recouvrement des taxes et impôts .
Amadou Moustapha MBAYE