
"C’est un projet de loi. Vous savez, la bonne gouvernance a ses exigences. Vous allez en France, c’est exactement les même les mêmes dispositions qui existent et on ne parle pas de règlements de comptes politiques", dit-elle. Le bourreau des prédateurs de deniers publics de se demander : "Vous trouvez normal que quelqu’un qui est condamné pour avoir pris les deniers publics puisse, après sa peine, retrouver comme si de rien n’était ses activités et se présenter devant les électeurs ?". Sa réponse tombe comme un couperet : "Non dans les démocraties modernes, c’est sanctionné". Pour Aminata Touré, "c’est justement une invite aux politiciens à savoir qu’il y a des conséquences pénales, mais également des conséquences en terme de possibilité d’être réélu. Ce n’est que bonne gouvernance. Actuellement, un élu ne doit pas mener ses activités avec des biens mal acquis".