L’ancien ministre des Mines sous Macky Sall, Oumar Sarr, est monté au créneau après l’annulation de deux décrets signés par l’ancien président, accordant des concessions minières à la société Ciments du Sahel. Ces décisions du nouveau chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, portent sur l’exploitation de l’argile à Thicky et du calcaire à Kirène pour une durée de 25 ans.
Selon Le Soleil, ces décrets auraient été pris en violation des normes en vigueur, notamment le Règlement n°02/2023/CM/UEMOA du 16 juin 2023, qui limite la durée des renouvellements des concessions minières à 20 ans. De plus, ils se basaient sur l’article 29 du Code minier de 1988, pourtant abrogé par le Code minier de 2016.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, Oumar Sarr déplore cette annulation et défend l’ancien président Macky Sall : « Le Président Macky Sall était en exercice jusqu’au 2 avril 2024 et il devait assumer ses responsabilités jusqu’à la fin de son mandat. Certains décrets pris dans cette période ont été malheureusement rapportés. C’est bien dommage. Toutes les grandes démocraties fonctionnent ainsi. »
Comparant la situation aux États-Unis, il cite l’exemple des mesures prises par Joe Biden avant l’élection présidentielle : « Les dernières mesures prises par Joe Biden, dont la grâce accordée à son fils, n’ont pas été annulées par Donald Trump. » Oumar Sarr assure que les décrets annulés étaient issus d’un processus rigoureux : « Les demandes de renouvellement des conventions concernées ont été reçues et étudiées par mes services plusieurs mois auparavant. Des échanges avec le ministre des Finances, feu Mamadou Moustapha Ba, sur les conditions fiscales et douanières ont eu lieu pendant plusieurs mois. »
Il affirme que l’État doit continuer à fonctionner même en période électorale : « Les services de l’État doivent-ils s’arrêter parce qu’il y a une élection présidentielle ? Nous pensons que non. L’État n’est pas un parti politique. » Enfin, Oumar Sarr émet des réserves sur la cohérence des décisions prises par le nouveau régime, soulignant un paradoxe dans l’annulation des décrets : « Je dois quand même remarquer que, fait bizarre, le décret annulant la dissolution de Pastef n’a pas été rapporté. »
Senenews
Selon Le Soleil, ces décrets auraient été pris en violation des normes en vigueur, notamment le Règlement n°02/2023/CM/UEMOA du 16 juin 2023, qui limite la durée des renouvellements des concessions minières à 20 ans. De plus, ils se basaient sur l’article 29 du Code minier de 1988, pourtant abrogé par le Code minier de 2016.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, Oumar Sarr déplore cette annulation et défend l’ancien président Macky Sall : « Le Président Macky Sall était en exercice jusqu’au 2 avril 2024 et il devait assumer ses responsabilités jusqu’à la fin de son mandat. Certains décrets pris dans cette période ont été malheureusement rapportés. C’est bien dommage. Toutes les grandes démocraties fonctionnent ainsi. »
Comparant la situation aux États-Unis, il cite l’exemple des mesures prises par Joe Biden avant l’élection présidentielle : « Les dernières mesures prises par Joe Biden, dont la grâce accordée à son fils, n’ont pas été annulées par Donald Trump. » Oumar Sarr assure que les décrets annulés étaient issus d’un processus rigoureux : « Les demandes de renouvellement des conventions concernées ont été reçues et étudiées par mes services plusieurs mois auparavant. Des échanges avec le ministre des Finances, feu Mamadou Moustapha Ba, sur les conditions fiscales et douanières ont eu lieu pendant plusieurs mois. »
Il affirme que l’État doit continuer à fonctionner même en période électorale : « Les services de l’État doivent-ils s’arrêter parce qu’il y a une élection présidentielle ? Nous pensons que non. L’État n’est pas un parti politique. » Enfin, Oumar Sarr émet des réserves sur la cohérence des décisions prises par le nouveau régime, soulignant un paradoxe dans l’annulation des décrets : « Je dois quand même remarquer que, fait bizarre, le décret annulant la dissolution de Pastef n’a pas été rapporté. »
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