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Elle supportait mal la proximité entre son mari et sa coépouse : La «niarel» lacère la main de la «awo »

Partageant le même homme, les deux coépouses habitent à Keur Mbaye Fall. La «awo» ou première épouse a attrait la «niarel» ou deuxième épouse, devant la barre du Tribunal de grande instance de Pikine Guédiawaye, pour les délits de menaces de mort et coups et blessures volontaires. "Le Témoin"


Rédigé par leral.net le Jeudi 27 Mars 2025 à 09:40 | | 0 commentaire(s)|

Sané réfléchira par deux fois avant de planter un couteau dans la main de sa coépouse. Une blessure qui lui a occasionné une interruption temporaire de travail de dix jours. Une jalousie aveugle a poussé la dame à commettre l’irréparable.

A la barre du tribunal, elle s’est amendée et a regretté son geste face aux questions du président. « Vouliez-vous tuer votre coépouse en utilisant le couteau ?», lui demande le président. « Non. Je ne sais même pas ce qui m’a pris de prendre le couteau. J’étais sous le coup de Satan», a répondu d’emblée A. Sané, se confondant en excuses. Tout serait parti, selon la prévenue, de l’intrusion de B. Goudiaby, la «awo», dans la cuisine, à quelques minutes de la coupure du jeûne. Elle voulait préparer le Ndogou pour leur mari, alors que ce jour-là, c’était le tour de la « niarel ».

« Elle a voulu me mettre en mal avec mon mari. C’était mon tour, car je devais préparer non seulement à manger pour la famille. Mais le soir, notre mari devait passer la nuit dans ma chambre. A chaque fois que c’est mon tour, elle essaie de me faire des crocs en jambes. Ne pouvant plus supporter tout cela, je l’ai menacée avec le couteau», a expliqué la prévenue devant la barre.

« Faux, rétorque la partie civile, ses intentions à mon endroit étaient claires. En prenant le couteau, elle voulait m’éliminer physiquement. Tout ce que je voulais, c’était préparer la coupure du jeûne pour notre mari, car elle était occupée pour la préparation du dîner (...) Monsieur le président, ce n’est pas la première fois. En 2021, elle avait menacé de me tuer. Finalement, les deux familles se sont réunies et avec l’appui de mon mari, j’ai laissé tomber. Cette fois-ci, je voudrais qu’elle croupisse en prison, car si ses vœux étaient exaucés, je serais morte à cet instant », a poursuivi B. Goudiaby, sollicitant la somme de 100 mille FCfa, en guise de dommages et intérêts

Devant le tribunal, A. Sané s’est excusée et a promis au tribunal qu’elle ne recommencera plus. A la partie civile, le président du tribunal lui a demandé de pardonner la prévenue, mais elle fit un signe négatif de la tête. Le procureur requiert l’application de la loi.

Le tribunal, après délibéré, a condamné A. Sané à six mois assortis du sursis. Elle doit aussi payer à la partie civile, la somme de 100 mille FCfa en guise de dommages et intérêts.