Un nom devenu symbole
Son nom, qui signifie littéralement « sans espoir » en wolof, est bien le sien à l’état civil. Pourtant, pour les chauffeurs de transport urbain, il s’est transformé en légende vivante, à la fois redoutée et respectée. Face à lui, toute tentative de négociation est vaine : la loi s’applique, sans compromis. Mouhamadou Amoul Yakar Diouf est un agent de la circulation au professionnalisme rigoureux. Son nom suffit à modifier les itinéraires des véhicules de transport en commun, qui préfèrent les détours aux sanctions certaines.
Un parcours marqué par l’épreuve
Né le 17 mars 1977 à Tambacounda, Amoul Yakar est le fruit d’un passé familial douloureux. Pour briser une série de pertes d’enfants, son père lui donne ce prénom comme un bouclier symbolique, en espérant conjurer le sort. Enfant « rescapé », il est envoyé très jeune dans le Pakao, à Soumakarantaba, pour y grandir loin du confort familial. Il y vit une enfance rude, faite de privations et de solitude, marquée par des journées entières sans repas et sans soutien. À 13 ans, il perd son père. Malgré cette dureté, il considère aujourd’hui cette épreuve comme la fondation de son caractère et de sa résilience.
Une vocation née dans l’adversité
Ancien militaire démobilisé en 2000, il réussit en 2003 le concours d’entrée à l’École nationale de police alors qu’il vit dans la précarité. Avec seulement 1 000 francs CFA en poche, il effectue le trajet Thiès-Dakar et participe aux épreuves avec pour seul repas un petit pain et un peu de beurre. Cette détermination préfigure déjà l’homme qu’il deviendra : endurant, discipliné, et fidèle à ses principes.
Un homme de terrain, droit et intransigeant
Depuis sa sortie de l’école, Amoul Yakar Diouf s’est imposé comme un acteur majeur de la régulation de la circulation à Dakar. Il ne transige ni avec la loi, ni avec la morale. Refusant catégoriquement les pots-de-vin, il a déjà intercepté plusieurs dizaines de véhicules en une seule journée, dont les conducteurs avaient tous tenté de le corrompre. Il a préféré rapporter les permis à sa hiérarchie, fidèle à sa ligne de conduite : « Ce que je connais, c’est l’infraction. Le rang ne m’intéresse pas. »
Sa méthode est claire : deux minutes avec un conducteur suffisent pour déterminer s’il est en règle ou non. Les interventions et tentatives d'influence ne trouvent aucun écho auprès de lui. Même les personnalités politiques ou médiatiques ne bénéficient d’aucun passe-droit.
Un homme de foi et de principes
Marié et père d’une fille, Amoul Yakar place DIEU au centre de sa vie. Il ne croit ni aux amulettes ni aux protections mystiques. « Ma maman est mon marabout, DIEU est mon protecteur. Mon talisman, c’est de ne faire de tort à personne. » Sa rigueur, il la doit à une conscience morale profonde et à une spiritualité sincère. Il veille sur la circulation comme un devoir sacré, convaincu qu’il rend des comptes avant tout à une Autorité suprême.
Un modèle pour la République
Jadis honoré également par la Calebasse d’or – une distinction décernée par le Mouvement Patriote du Sénégal (MPS) – Amoul Yakar Diouf incarne une rare probité dans un secteur souvent gangrené par la corruption. En ce sens, son existence même est un message d’espoir : Yaakaram na, l’espoir existe bel et bien.
Sa propre parole résume sa philosophie :
« Quand on agit selon sa conscience, on n’a pas peur. Au cas contraire, tôt ou tard, nos actions nous rattrapent. Quand je suis devant un citoyen, il faut qu’il sache qu’un policier est devant lui. »
Une leçon de civisme et de leadership
Dans un pays où certains hauts responsables bafouent la légalité en toute impunité, Mouhamadou Amoul Yakar Diouf rappelle que la grandeur d’un État repose aussi sur les humbles serviteurs qui accomplissent leur devoir avec intégrité. Il incarne cette vérité simple : un agent de l’État intègre vaut plus qu’un chef d’État manipulateur.
Son nom, qui signifie littéralement « sans espoir » en wolof, est bien le sien à l’état civil. Pourtant, pour les chauffeurs de transport urbain, il s’est transformé en légende vivante, à la fois redoutée et respectée. Face à lui, toute tentative de négociation est vaine : la loi s’applique, sans compromis. Mouhamadou Amoul Yakar Diouf est un agent de la circulation au professionnalisme rigoureux. Son nom suffit à modifier les itinéraires des véhicules de transport en commun, qui préfèrent les détours aux sanctions certaines.
Un parcours marqué par l’épreuve
Né le 17 mars 1977 à Tambacounda, Amoul Yakar est le fruit d’un passé familial douloureux. Pour briser une série de pertes d’enfants, son père lui donne ce prénom comme un bouclier symbolique, en espérant conjurer le sort. Enfant « rescapé », il est envoyé très jeune dans le Pakao, à Soumakarantaba, pour y grandir loin du confort familial. Il y vit une enfance rude, faite de privations et de solitude, marquée par des journées entières sans repas et sans soutien. À 13 ans, il perd son père. Malgré cette dureté, il considère aujourd’hui cette épreuve comme la fondation de son caractère et de sa résilience.
Une vocation née dans l’adversité
Ancien militaire démobilisé en 2000, il réussit en 2003 le concours d’entrée à l’École nationale de police alors qu’il vit dans la précarité. Avec seulement 1 000 francs CFA en poche, il effectue le trajet Thiès-Dakar et participe aux épreuves avec pour seul repas un petit pain et un peu de beurre. Cette détermination préfigure déjà l’homme qu’il deviendra : endurant, discipliné, et fidèle à ses principes.
Un homme de terrain, droit et intransigeant
Depuis sa sortie de l’école, Amoul Yakar Diouf s’est imposé comme un acteur majeur de la régulation de la circulation à Dakar. Il ne transige ni avec la loi, ni avec la morale. Refusant catégoriquement les pots-de-vin, il a déjà intercepté plusieurs dizaines de véhicules en une seule journée, dont les conducteurs avaient tous tenté de le corrompre. Il a préféré rapporter les permis à sa hiérarchie, fidèle à sa ligne de conduite : « Ce que je connais, c’est l’infraction. Le rang ne m’intéresse pas. »
Sa méthode est claire : deux minutes avec un conducteur suffisent pour déterminer s’il est en règle ou non. Les interventions et tentatives d'influence ne trouvent aucun écho auprès de lui. Même les personnalités politiques ou médiatiques ne bénéficient d’aucun passe-droit.
Un homme de foi et de principes
Marié et père d’une fille, Amoul Yakar place DIEU au centre de sa vie. Il ne croit ni aux amulettes ni aux protections mystiques. « Ma maman est mon marabout, DIEU est mon protecteur. Mon talisman, c’est de ne faire de tort à personne. » Sa rigueur, il la doit à une conscience morale profonde et à une spiritualité sincère. Il veille sur la circulation comme un devoir sacré, convaincu qu’il rend des comptes avant tout à une Autorité suprême.
Un modèle pour la République
Jadis honoré également par la Calebasse d’or – une distinction décernée par le Mouvement Patriote du Sénégal (MPS) – Amoul Yakar Diouf incarne une rare probité dans un secteur souvent gangrené par la corruption. En ce sens, son existence même est un message d’espoir : Yaakaram na, l’espoir existe bel et bien.
Sa propre parole résume sa philosophie :
« Quand on agit selon sa conscience, on n’a pas peur. Au cas contraire, tôt ou tard, nos actions nous rattrapent. Quand je suis devant un citoyen, il faut qu’il sache qu’un policier est devant lui. »
Une leçon de civisme et de leadership
Dans un pays où certains hauts responsables bafouent la légalité en toute impunité, Mouhamadou Amoul Yakar Diouf rappelle que la grandeur d’un État repose aussi sur les humbles serviteurs qui accomplissent leur devoir avec intégrité. Il incarne cette vérité simple : un agent de l’État intègre vaut plus qu’un chef d’État manipulateur.