Entre le 1ᵉʳ janvier et le 15 mars 2025, 10 948 migrants irréguliers ont rejoint l’Espagne à bord d’embarcations de fortune. Parallèlement, la Mauritanie durcit sa politique migratoire en emprisonnant et en expulsant les migrants en situation irrégulière, tandis que le Sénégal a interpellé près de 450 candidats à l’émigration, entre Mbour et Fatick en moins de deux semaines, illustrant l’ampleur du défi auquel nous sommes confrontés.
Plusieurs programmes et structures ont été instaurés pour lutter contre la migration irrégulière :
• Partenariat Opération Conjoint : Lancé le 4 août 2023, ce projet européen doté de 9 millions d’euros sur trois ans, vise à renforcer la gouvernance migratoire.
• Conseil National pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes (CNIEJ) : Créé par le décret n°2021-172 du 27 janvier 2021, il a pour mission de faciliter l’intégration professionnelle des jeunes.
• Comité Interministériel de Lutte contre l’Émigration Clandestine (CILEC) : Ses stratégies, issues de la rencontre du 21 septembre 2022 à Dakar, cherchent à coordonner les efforts contre l’émigration clandestine.
• Stratégie Nationale de Lutte contre la Migration Irrégulière (SNLMI) : Adoptée en juillet 2023 pour une durée de 10 ans, elle prévoit des mesures de prévention, de gestion des frontières et de répression contre les convoyeurs.
• Soutien de l’Union Européenne à la jeunesse sénégalaise : En août 2023, une aide de 10 millions d’euros (6,6 milliards FCfa), a été octroyée pour soutenir les initiatives en faveur des jeunes.
• Accords bilatéraux récents : Notamment celui signé entre le Sénégal et l’Espagne, lors de la visite du Chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, en août 2024, dans la continuité d’accords similaires entre l’Espagne et la Mauritanie quelques jours auparavant.
• Investissement de l’Union Européenne : Le 27 mars 2025, le représentant de l’UE a annoncé un investissement de 15 millions d’euros, pour accompagner la gouvernance migratoire au Sénégal.
Malgré ces initiatives, les flux migratoires irréguliers vers l’Europe persistent, mettant en péril de nombreuses vies humaines.
La migration circulaire : une approche désuète et inefficace
Introduite en 2008 sous le régime du Président Abdoulaye Wade, avec 2700 bénéficiaires et poursuivie sous le Président Macky Sall, où la migration circulaire a bénéficié d’une aide publique au développement s’élevant à près de 128 millions d’euros, soit plus de 85 milliards FCfa, pour la période de 2019 à 2023. Cette stratégie, bien que présentée comme une solution, s’est révélée insuffisante pour répondre aux aspirations profondes de la jeunesse sénégalaise.
ADHA a, à maintes reprises, dénoncé cette approche qui, sans accompagnement adéquat et sans garanties pour un retour productif, risque de perpétuer les inégalités et de priver le Sénégal de sa ressource humaine la plus dynamique, à savoir sa jeunesse.
Face à cette situation, ADHA appelle à une réorientation des priorités nationales pour répondre efficacement aux aspirations légitimes de la jeunesse :
Garantir un accès équitable aux droits économiques et sociaux : Il est essentiel d’assurer à tous les citoyens, en particulier aux jeunes, des opportunités économiques viables et un accès aux services sociaux de base.
Promouvoir des opportunités locales attractives : Investir dans des projets locaux générateurs d’emplois et valoriser les initiatives entrepreneuriales peuvent dissuader les jeunes de chercher des opportunités à l’étranger.
Respecter les engagements internationaux : Le Sénégal doit honorer ses engagements en matière de droits humains et de protection des migrants.
ADHA réitère son engagement à œuvrer pour une approche centrée sur les droits humains dans la gestion de la migration, en mettant l’accent sur des solutions durables qui répondent aux aspirations de la jeunesse sénégalaise.
Plusieurs programmes et structures ont été instaurés pour lutter contre la migration irrégulière :
• Partenariat Opération Conjoint : Lancé le 4 août 2023, ce projet européen doté de 9 millions d’euros sur trois ans, vise à renforcer la gouvernance migratoire.
• Conseil National pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes (CNIEJ) : Créé par le décret n°2021-172 du 27 janvier 2021, il a pour mission de faciliter l’intégration professionnelle des jeunes.
• Comité Interministériel de Lutte contre l’Émigration Clandestine (CILEC) : Ses stratégies, issues de la rencontre du 21 septembre 2022 à Dakar, cherchent à coordonner les efforts contre l’émigration clandestine.
• Stratégie Nationale de Lutte contre la Migration Irrégulière (SNLMI) : Adoptée en juillet 2023 pour une durée de 10 ans, elle prévoit des mesures de prévention, de gestion des frontières et de répression contre les convoyeurs.
• Soutien de l’Union Européenne à la jeunesse sénégalaise : En août 2023, une aide de 10 millions d’euros (6,6 milliards FCfa), a été octroyée pour soutenir les initiatives en faveur des jeunes.
• Accords bilatéraux récents : Notamment celui signé entre le Sénégal et l’Espagne, lors de la visite du Chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, en août 2024, dans la continuité d’accords similaires entre l’Espagne et la Mauritanie quelques jours auparavant.
• Investissement de l’Union Européenne : Le 27 mars 2025, le représentant de l’UE a annoncé un investissement de 15 millions d’euros, pour accompagner la gouvernance migratoire au Sénégal.
Malgré ces initiatives, les flux migratoires irréguliers vers l’Europe persistent, mettant en péril de nombreuses vies humaines.
La migration circulaire : une approche désuète et inefficace
Introduite en 2008 sous le régime du Président Abdoulaye Wade, avec 2700 bénéficiaires et poursuivie sous le Président Macky Sall, où la migration circulaire a bénéficié d’une aide publique au développement s’élevant à près de 128 millions d’euros, soit plus de 85 milliards FCfa, pour la période de 2019 à 2023. Cette stratégie, bien que présentée comme une solution, s’est révélée insuffisante pour répondre aux aspirations profondes de la jeunesse sénégalaise.
ADHA a, à maintes reprises, dénoncé cette approche qui, sans accompagnement adéquat et sans garanties pour un retour productif, risque de perpétuer les inégalités et de priver le Sénégal de sa ressource humaine la plus dynamique, à savoir sa jeunesse.
Face à cette situation, ADHA appelle à une réorientation des priorités nationales pour répondre efficacement aux aspirations légitimes de la jeunesse :
Garantir un accès équitable aux droits économiques et sociaux : Il est essentiel d’assurer à tous les citoyens, en particulier aux jeunes, des opportunités économiques viables et un accès aux services sociaux de base.
Promouvoir des opportunités locales attractives : Investir dans des projets locaux générateurs d’emplois et valoriser les initiatives entrepreneuriales peuvent dissuader les jeunes de chercher des opportunités à l’étranger.
Respecter les engagements internationaux : Le Sénégal doit honorer ses engagements en matière de droits humains et de protection des migrants.
ADHA réitère son engagement à œuvrer pour une approche centrée sur les droits humains dans la gestion de la migration, en mettant l’accent sur des solutions durables qui répondent aux aspirations de la jeunesse sénégalaise.