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Quand le vent du Sunugal souffla sur le baobab : Le grand conte des un (1) an de pouvoir (Par Abdoul K Diédhiou)

Écoutez, enfants du Sunugal, de la Casamance à Podor, du Djolof au Saloum. Écoutez le conte que je vous livre, non pas inventé, mais né de l’encre des faits. Car voici qu’un matin du 4 avril 2024, le pays du lion se leva sous une nouvelle étoile. Deux fils du peuple, sortis des entrailles de la sueur, de la prison et de l’espérance, prirent la calebasse de la République : Diomaye Faye, le sage silencieux, et Ousmane Sonko, la voix qui fend l’horizon.


Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Avril 2025 à 23:49 | | 0 commentaire(s)|

Ils ne promirent ni or, ni ciel. Ils promirent seulement de dire la vérité et de partager l’eau, le pain, la lumière. Voici le conte du premier cycle de lune, leur première année, où le baobab du peuple recommença à pousser.

Premier chant : La parole rendue au marché

Dans les marchés de Kaolack, sur les étals de Pikine et les boutiques de Ziguinchor, les mères pleuraient de colère. Le riz coûtait 410 francs, le sucre 650, l’huile 1 300, le pain 175. Comment nourrir l’enfant quand le prix du mil dépasse celui du poisson ?

Alors les deux fils du peuple dirent : « Cela suffit. »

Et la promesse devint décret :

• Riz : 410 → 350 FCFA/kg

• Sucre : 650 → 600 FCFA/kg

• Huile : 1 300 → 1 200 FCFA/litre

• Pain : 175 → 160 FCFA

Les marchés respirèrent. Et pour soutenir cela, ils baissèrent les taxes et droits de douane. Le peuple se remit à remplir son panier.

Deuxième chant : Le miroir des comptes oubliés

Ils prirent la clé du coffre de l’État. Et quand ils l’ouvrirent, le vent du mensonge s’échappa. Car 7 000 milliards de dettes dormaient dans l’ombre, cachées sous les parchemins. Le FMI, l’esprit des finances mondiales, confirma : « C’est vrai. Votre peuple a été trahi. »

Alors Diomaye fit un geste rare : il dit la vérité au peuple, les chiffres à l’appui. Et le peuple ne se fâcha pas. Il comprit. Car entre le mensonge doux et la vérité amère, il choisit la vérité.

Troisième chant : Les voleurs à la justice du village

Ils appelèrent un conseil spécial de sages et de guerriers de la justice : le Pool Judiciaire Financier (PJF).

En 365 jours, ces hommes et femmes :

Ouvrirent 91 dossiers
Arrêtèrent 162 personnes
Ramenèrent plus de 2 milliards FCfa dans les caisses de l’État et des centaines de milliards de biens saisis.
Et chaque arrestation fut un coup de balai dans la case commune. Le peuple vit que la loi n’était plus un masque, mais une arme.

Quatrième chant : L’eau du Nord pour la vie du Sud

Ils lancèrent un projet grand comme un rêve : le Grand Transfert d’Eau (GTE). De Guiers jusqu’aux terres assoiffées de Thiès, Mbour, Touba et Dakar, l’eau allait couler. L’eau pour boire, pour laver, pour cultiver. Une veine d’eau dans le corps sec du pays.

Ce n’était plus une promesse. C’était un chantier. Et même les caïmans du lac en souriaient.

Cinquième chant : Nourrir le peuple par ses mains

À Koungheul, les tambours appelèrent les semences. Un projet nommé PROMOREN fut lancé :

• 12 000 hectares à irriguer

• 30 000 emplois seront créés

• Des milliers de tonnes de mil, de maïs et de légumes en retour

Et dans le sud, un plan : le PDC – Plan Diomaye pour la Casamance, pour réparer la terre blessée. 22 mesures pour déminer, irriguer, loger, faire renaître la vie dans cette région volontairement oubliée depuis 1981.

Sixième chant : La mer qui nourrit ses enfants d’abord

Ils regardèrent l’Atlantique et dirent aux flottes étrangères : « Assez ! »

Et ils suspendirent les contrats de pêche. La mer du Sénégal n’était plus une chasse gardée des autres. Les pirogues locales redevinrent reines des vagues. Yoff, Kayar, Saint louis et toute la côte, abondèrent de poisson.

Septième chant : Le feu du pétrole et du gaz entre nos mains

Le pétrole de Sangomar, ils le raffinèrent à la SAR, à Dakar. Le gaz, ils l’enverront par un gazoduc de 400 km, jusqu’aux centrales du pays, avec le coût de réalisation le plus bas en Afrique, dont 40 % des travaux seront réalisés par les entreprises sénégalaises

Mais ils allèrent plus loin. Ils dirent : « Ce pétrole, ce gaz, c’est pour notre peuple. Et notre peuple, ce sont ses entreprises. »

Alors, ils lancèrent une réforme du contenu local. Ils appuyèrent les PME/PMI, avec 3 000 milliards FCfa de financement promis par les partenaires financiers. Nous créâmes l’ASECL (Association des Entreprises Sénégalaises du Contenu Local) pour former, certifier, intégrer aux projets pétroliers, gaziers, industriels miniers et agricoles, les entreprises locales.

Jamais, depuis l’indépendance, les petites mains du pays n’avaient autant compté dans les grands projets.

Huitième chant : La paix comme fruit de la justice

Ils partirent en Casamance. Non pas avec des tanks, mais avec des mots. Et ils signèrent la paix avec une faction du MFDC. Les réfugiés revinrent. Les écoles rouvrirent. Les rizières reverdirent.

Et le silence du fusil fut remplacé par les cris des enfants.

Neuvième chant : Une école qui enseigne ce qui compte

Ils appelèrent les maîtres et demandèrent : « Vos programmes parlent-ils aux enfants ? »

Alors, ils réformèrent les programmes. Ils y introduisirent le wolof, le sérère, le pulaar ainsi que l’anglais, dès le primaire. Ils recruteront des enseignants. Ils distribueront des tablettes. Et les classes, même dans les villages, deviendront des ponts vers demain.

Dixième chant : Le feu du numérique, pour tous

Avec le New Deal Technologique, ils connectèrent les bureaux, les écoles, les hôpitaux. Les startups eurent des financements. Le code devint aussi important que l’arithmétique.

Le pays ne voulait plus consommer le numérique. Il voulait le produire. Le Sunugal digital de demain est mis en orbite.

Onzième chant : La dignité retrouvée dans la défense nationale

Ils regardèrent les uniformes étrangers sur nos terres. Et dirent : « Merci. Maintenant, partez. »

Les bases militaires étrangères furent fermées. Non par hostilité. Mais par souveraineté.

Le tambour de l’armée sonna différemment : il battait pour nous, et rien que pour nous.

Douzième chant : Des villes propres, des déchets utiles

Avec PROMOGED, ils transformeront les ordures en ressources. Tri, recyclage, valorisation : les montagnes de saleté devinrent des collines d’opportunité. Mbeubeuss sera un parc où nos enfants pourront courir et gambader pour leur épanouissement

Dakar, Touba, Ziguinchor devinrent plus respirables.

Treizième chant : Le baobab a repris racine

Le griot que je suis vous dit ceci : le baobab n’a pas encore fleuri. Mais sa sève circule. Les tambours de l’État résonnent autrement. Ils battent au rythme de la transparence, de l’audace et de l’équité.

Et même les esprits des ancêtres tel que Mamadou Dia, là-bas sous le kapokier, murmurent : « Voici des enfants qui n’ont pas trahi leurs serments. »

Toi qui lis ce conte, tu n’es pas spectateur. Tu es héritier de cette page.

Si tu es du peuple, veille à ce qu’ils ne trahissent pas.

Si tu es au pouvoir, souviens-toi que tu es mandataire.

Et si tu es jeune, prends ce flambeau. Car ce que Diomaye et Sonko ont allumé n’est pas une fin, mais un début.

Voici le premier chapitre du Sénégal des ruptures.

Celui des résultats, non des discours.


Griot j’étais.

Messager je suis.

Et témoin tu deviens.



Abdoul K Diédhiou