Depuis plusieurs jours, les habitants de ce village de la commune de Sangalkam manifestent contre ce qu’ils considèrent comme une spoliation foncière orchestrée par la Délégation générale aux pôles urbains (Dgpu). Cette dernière est accusée d’avoir procédé à des terrassements sur environ 100 hectares de terres, que les populations considèrent comme leur patrimoine historique et culturel.
Réagissant à cette situation, le préfet de Rufisque, Maguette Diouck, a tenu à rassurer les populations lors de la cérémonie officielle du 4 avril à Sangalkam, dans un discours empreint de fermeté et d’ouverture.
"Sangalkam nous tient à cœur. Il se situe dans l’une des zones les plus sensibles de ma circonscription. Récemment, il y a eu quelques échauffourées, mais ce sont des choses qui peuvent arriver dans toute société. À chaque fois que de telles situations se présentent, nous privilégions le dialogue avec les parties concernées, pour parvenir à des solutions concertées", a déclaré M. Diouck.
Reconnaissant un possible déficit de communication autour de certains projets de l’État, le préfet a appelé à une meilleure concertation avec les populations concernées.
"J’en profite pour m’adresser à ceux qui se sont mobilisés récemment — peut-être par manque d’information — afin de leur dire que tous les projets de l’État suivent un processus similaire. Si certaines populations les perçoivent comme des menaces, c’est souvent dû à un manque de communication. Mais il faut garder à l’esprit que nous avons un État responsable, et nous, les autorités, sommes aussi responsables", a-t-il ajouté.
Le Préfet a également indiqué que des ajustements sont possibles, si des erreurs sont identifiées dans la conception ou la mise en œuvre du projet. "Chaque fois qu’un problème de ce type survient, nous engageons des discussions pour trouver des solutions. Et si un projet contient des erreurs, nous sommes tout à fait prêts à y apporter les corrections nécessaires, dans l’intérêt de tous", a rassuré M. Diouck.
Alors que la tension reste palpable à Keur Ndiaye Lô, l’intervention du Préfet marque un premier pas vers une sortie de crise, fondée sur le dialogue et la transparence. Reste à savoir si les propos rassurants des autorités suffiront à apaiser une population profondément attachée à ses terres et déterminée à faire entendre sa voix.
Birame Khary Ndaw
Réagissant à cette situation, le préfet de Rufisque, Maguette Diouck, a tenu à rassurer les populations lors de la cérémonie officielle du 4 avril à Sangalkam, dans un discours empreint de fermeté et d’ouverture.
"Sangalkam nous tient à cœur. Il se situe dans l’une des zones les plus sensibles de ma circonscription. Récemment, il y a eu quelques échauffourées, mais ce sont des choses qui peuvent arriver dans toute société. À chaque fois que de telles situations se présentent, nous privilégions le dialogue avec les parties concernées, pour parvenir à des solutions concertées", a déclaré M. Diouck.
Reconnaissant un possible déficit de communication autour de certains projets de l’État, le préfet a appelé à une meilleure concertation avec les populations concernées.
"J’en profite pour m’adresser à ceux qui se sont mobilisés récemment — peut-être par manque d’information — afin de leur dire que tous les projets de l’État suivent un processus similaire. Si certaines populations les perçoivent comme des menaces, c’est souvent dû à un manque de communication. Mais il faut garder à l’esprit que nous avons un État responsable, et nous, les autorités, sommes aussi responsables", a-t-il ajouté.
Le Préfet a également indiqué que des ajustements sont possibles, si des erreurs sont identifiées dans la conception ou la mise en œuvre du projet. "Chaque fois qu’un problème de ce type survient, nous engageons des discussions pour trouver des solutions. Et si un projet contient des erreurs, nous sommes tout à fait prêts à y apporter les corrections nécessaires, dans l’intérêt de tous", a rassuré M. Diouck.
Alors que la tension reste palpable à Keur Ndiaye Lô, l’intervention du Préfet marque un premier pas vers une sortie de crise, fondée sur le dialogue et la transparence. Reste à savoir si les propos rassurants des autorités suffiront à apaiser une population profondément attachée à ses terres et déterminée à faire entendre sa voix.
Birame Khary Ndaw