Dans un monde de plus en plus interconnecté, la souveraineté numérique est un enjeu stratégique pour garantir l’indépendance technologique, la protection des données et la résilience des infrastructures. Un enjeu qu’a compris l’Institut Pasteur de Dakar, qui tient depuis hier, jeudi, un dialogue politique sur le renforcement de la digitalisation des données de santé en Afrique, avec un focus particulier sur le Sénégal.
Selon le directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, Dr. Abdourahmane Sow, cette rencontre réunit le Rwanda, l’Éthiopie, le Nigéria, le Mali. « Cette digitalisation constitue aujourd’hui une opportunité pour tout le renforcement du système de santé, pour l’amélioration des offres de soins. Elle est aussi un outil important de planification sanitaire, qui permet vraiment aux décideurs de baser leurs décisions sur des données probantes », a fait savoir Dr. Sow. Et d’ajouter : « l’occasion qui nous est offerte est de discuter, d’abord des enjeux pour faire une analyse de la situation, de constater quel est le niveau de la digitalisation de nos systèmes de santé en Afrique, mais aussi, de partager des expériences et de formuler des recommandations à travers notre système de santé, à travers nos autorités, pour que les décisions soient basées sur des évidences ».
Au sein du ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Directeur de Cabinet du dudit ministère, Samba Cor Sarr, a demandé aux acteurs de mettre en place des cadres réglementaires rigoureux et des politiques de cyber-sécurité efficaces, afin de prévenir l’usage abusif ou tout fluide de données sensibles. Selon lui, la digitalisation des données de santé constitue un levier essentiel pour l’amélioration de la qualité des soins, la prise de décisions basée sur des données probantes et le renforcement de la gouvernance sanitaire. Elle permet une collecte plus efficace des informations en suivi en temps réel et une meilleure planification des interventions sanitaires.
Cependant, il a estimé que « les avancées technologiques soulèvent des enjeux majeurs en matière de protection des données personnelles. Vous conviendrez avec moi que la confidentialité et la sécurisation des données de santé, sont des impératifs absolus, pour garantir la confiance des populations et le respect des droits fondamentaux ». Dans le cadre de cette réflexion, le Directeur de Cabinet du Msas, revenant sur l’expérience du Sénégal en ce qui concerne la digitalisation et les données, a déclaré : « Il faut d’abord dire que sur le plan, notre pays a très tôt compris que la digitalisation est un processus immanquable, si nous voulons accélérer notre développement. Et à partir de cette optique, depuis 2017, du côté en tout cas du secteur de la santé, il a été mis en place une structure pour coordonner toute la dynamique de digitalisation, en l’encadrant, mais aussi en l’impulsant ».
Et d’ajouter : « le secteur de la santé a un appui conséquent de 30 milliards de francs Cfa, qui devrait lui permettre au moins, même si c’est largement insuffisant, de poser des actes qui devraient être lancés sur quatre régions. Avec la digitalisation du dossier patient, cela va nous permettre très rapidement, sur le plan de la santé, de maîtriser les données et de pouvoir suivre un patient, quel que soit le lieu où il demande le service ».
Rappelons que cet événement est le 3e dialogue politique transversal, dans le cadre de la série de dialogues politiques. Une initiative portée, selon les acteurs, par la Plateforme de l’Observatoire africain de la santé sur les systèmes et les politiques de santé (AHOP), le ministère de la Santé du Sénégal et l’OMS-AFRO, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Dakar.
Sud Quotidien
Selon le directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, Dr. Abdourahmane Sow, cette rencontre réunit le Rwanda, l’Éthiopie, le Nigéria, le Mali. « Cette digitalisation constitue aujourd’hui une opportunité pour tout le renforcement du système de santé, pour l’amélioration des offres de soins. Elle est aussi un outil important de planification sanitaire, qui permet vraiment aux décideurs de baser leurs décisions sur des données probantes », a fait savoir Dr. Sow. Et d’ajouter : « l’occasion qui nous est offerte est de discuter, d’abord des enjeux pour faire une analyse de la situation, de constater quel est le niveau de la digitalisation de nos systèmes de santé en Afrique, mais aussi, de partager des expériences et de formuler des recommandations à travers notre système de santé, à travers nos autorités, pour que les décisions soient basées sur des évidences ».
Au sein du ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Directeur de Cabinet du dudit ministère, Samba Cor Sarr, a demandé aux acteurs de mettre en place des cadres réglementaires rigoureux et des politiques de cyber-sécurité efficaces, afin de prévenir l’usage abusif ou tout fluide de données sensibles. Selon lui, la digitalisation des données de santé constitue un levier essentiel pour l’amélioration de la qualité des soins, la prise de décisions basée sur des données probantes et le renforcement de la gouvernance sanitaire. Elle permet une collecte plus efficace des informations en suivi en temps réel et une meilleure planification des interventions sanitaires.
Cependant, il a estimé que « les avancées technologiques soulèvent des enjeux majeurs en matière de protection des données personnelles. Vous conviendrez avec moi que la confidentialité et la sécurisation des données de santé, sont des impératifs absolus, pour garantir la confiance des populations et le respect des droits fondamentaux ». Dans le cadre de cette réflexion, le Directeur de Cabinet du Msas, revenant sur l’expérience du Sénégal en ce qui concerne la digitalisation et les données, a déclaré : « Il faut d’abord dire que sur le plan, notre pays a très tôt compris que la digitalisation est un processus immanquable, si nous voulons accélérer notre développement. Et à partir de cette optique, depuis 2017, du côté en tout cas du secteur de la santé, il a été mis en place une structure pour coordonner toute la dynamique de digitalisation, en l’encadrant, mais aussi en l’impulsant ».
Et d’ajouter : « le secteur de la santé a un appui conséquent de 30 milliards de francs Cfa, qui devrait lui permettre au moins, même si c’est largement insuffisant, de poser des actes qui devraient être lancés sur quatre régions. Avec la digitalisation du dossier patient, cela va nous permettre très rapidement, sur le plan de la santé, de maîtriser les données et de pouvoir suivre un patient, quel que soit le lieu où il demande le service ».
Rappelons que cet événement est le 3e dialogue politique transversal, dans le cadre de la série de dialogues politiques. Une initiative portée, selon les acteurs, par la Plateforme de l’Observatoire africain de la santé sur les systèmes et les politiques de santé (AHOP), le ministère de la Santé du Sénégal et l’OMS-AFRO, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Dakar.
Sud Quotidien