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Scène tragique à Mbour : Le Professeur Matar Seck égorge sa femme enceinte devant leur fils


Rédigé par leral.net le Samedi 5 Avril 2025 à 11:04 | | 0 commentaire(s)|

En dépit des années qui passent, l’histoire de Matar Seck reste gravée dans les mémoires. Professeur dans un établissement de la Petite-Côte, sa vie a basculé le jour où il a froidement ôté celle de son épouse, alors enceinte de neuf mois. Un drame familial d’une rare cruauté.

Les faits remontent à plusieurs années. Affecté à Thiadiaye, Matar Seck reçoit la visite de sa femme, Fatou Thiam, accompagnée de leur fils âgé de trois ans. Il est environ 9h du matin lorsque la jeune femme arrive dans le village où son mari exerce comme enseignant. Ce dernier l’accueille chaleureusement et propose même de leur préparer le petit-déjeuner. Mais très vite, son comportement change brusquement.

Alors que sa femme et leur fils se reposaient à l’intérieur de la maison, Matar surgit, une machette à la main. Dans un accès de violence, il s’acharne sur Fatou et finit par lui trancher la gorge, sous les yeux horrifiés de leur enfant. Une scène d’une brutalité insoutenable.

Après avoir commis l’irréparable, Matar abandonne le corps sans vie de son épouse auprès de leur fils et sort dans la cour. Il y croise une adolescente de 15 ans, qui, prise de panique, s’enfuit en hurlant pour alerter les voisins. Alertée, la gendarmerie intervient rapidement. Matar Seck est arrêté puis placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Mbour.

En 2024, il comparaît devant la Chambre criminelle de Mbour. Face au juge, l’accusé déclare ne se souvenir de rien. Il explique que ce sont des membres de sa famille qui lui ont rapporté les faits. Dès l’ouverture du procès, son avocat demande un renvoi afin de faire examiner son client par des spécialistes.

L’expertise médicale qui en découle bouleverse le cours du procès : les médecins concluent que, au moment des faits, Matar Seck souffrait de troubles mentaux graves, notamment de la maladie d’Alzheimer. Ce diagnostic lui vaudra d’être reconnu pénalement irresponsable, mettant fin à sa détention.
NB : Les noms ont été changés.
Senenews

Mame Fatou Kébé